Le réseau Cap sur l’indépendance souligne la Journée mondiale de la femme

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Montréal, le 7 mars 2012. – L’Action féministe pour l’indépendance (AFI), un groupe nouvellement affilié au réseau Cap sur l’indépendance (RCI), tient à souligner la Journée de la femme tout en rappelant que le carcan fédéral empêche la nation québécoise de faire ses propres choix en matière condition féminine.

Laurence Beauchemin, jeune militante de 18 ans et présidente de l’AFI, prend pour exemple le débat sur l’avortement que certains ténors conservateurs entendent relancer alors qu’il existe depuis longtemps un consensus très clair à cet égard au Québec : « les questions entourant l’avortement sont de compétence fédérale ; c’est donc la nation canadienne-anglaise qui en décide, par son Code criminel, son Parlement ou sa Cour suprême, alors qu’en 2010, l’Assemblée nationale du Québec a voulu réitérer le droit des femmes à l’avortement par le biais d’une motion unanime », affirme Laurence Beauchemin, présidente de l’AFI.

La jeune activiste s’est dite fière de voir son groupe rallier les vingt-cinq autres organismes formant le réseau Cap sur l’indépendance. « Ce sera pour nous l’occasion de faire entendre clairement la voix des femmes à travers chacune des actions du réseau. Nous voulons démontrer que les féministes ont leur place dans ce combat de libération nationale qui est aussi celui des femmes du Québec. »

Le 8 mars dès 15 h, au Parc Émilie-Gamelin, une manifestation pour les droits des femmes et l’accès à l’éducation est d’ailleurs organisée par l’AFI dans le cadre de la Journée de la femme.

Lancé en mai 2011, Cap sur l’indépendance a pour but de réaliser une campagne citoyenne permanente pour l’indépendance du Québec. Le 27 février dernier, les organismes-membres du RCI ont procédé pour la première fois à l’élection formelle d’un comité de coordination national formé de huit responsables. Jusque-là, Gilbert Paquette, président des IPSO et ancien ministre sous René Lévesque, assumait dans les faits la direction du réseau. À la tête du nouveau comité de coordination figure Maxime Laporte, un jeune juriste bien connu des réseaux militants. Mario Beaulieu, président de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, Richard Le Hir, ancien ministre délégué à la Restructuration (1994-1995), et Laurence Beauchemin de l’Action féministe comptent notamment parmi les autres membres du comité.

Le nouveau coordonnateur de Cap sur l’indépendance Maxime Laporte fait valoir « qu’agir par soi-même ou être subordonné à l’agir d’une autre nation : voilà qui fait toute la différence dans la vie d’un peuple comme le nôtre, et forcément aussi dans la vie des femmes qui le composent à 52%. »