Aux Québécois de gérer leurs propres affaires, dont l’assurance-emploi ! – M. Laporte, RCI

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« C’est aux Québécois qu’il revient de droit de gérer leurs propres affaires, dont l’assurance-emploi, pas à une autre nation » – Maxime Laporte, Réseau Cap sur l’indépendance

MONTRÉAL, le 29 janv. 2013 /CNW Telbec/ – Ottawa ayant aujourd’hui réaffirmé sa volonté d’aller de l’avant avec sa modification du régime d’assurance-emploi, le réseau Cap sur l’indépendance (RCI) entend appuyer toutes les manifestations visant à dénoncer cette réforme de l’accès aux prestations de chômage et à réclamer, à l’instar du Conseil national des chômeurs et chômeuses (CNC), le rapatriement au Québec du régime d’assurance-emploi.

« On sait que ces mesures d’Ottawa attaquent brutalement les conditions de vie des travailleurs en région et déséquilibrent l’économie québécoise en général », mentionne le coordonnateur Maxime Laporte. Selon lui, « cela démontre encore une fois que le peuple québécois n’est pas libre de gérer ses propres affaires. Comme nation annexée, nous sommes soumis aux décisions prises par un gouvernement contrôlé par le Canada anglais, c’est-à-dire par une autre nation. »

Le Comité de coordination du RCI soutient que Québec n’a pas besoin de la permission d’Ottawa pour mettre en place son propre régime d’assurance-chômage. Selon monsieur Laporte, le transfert constitutionnel de l’assurance-emploi au fédéral au début des années 40, qui s’est réalisé en partie grâce au laisser-faire des Libéraux d’Adélard Godbout, fut une grave erreur qu’il y a maintenant lieu de corriger.

Il a enfin tenu à rappeler qu’entre 1996 et 2009, le fédéral s’est emparé de plus de 57 milliards $ des surplus provenant des cotisations payées à la caisse d’assurance-emploi par les employés (40 %) et les employeurs (60 %), selon le Conseil du Patronat. D’ici 2016, 11 milliards $ additionnels seront ainsi détournés. Entre 20 % et 23 % de ces sommes ont été payées par les travailleurs québécois.

« À nous, Québécois, de démontrer que nous voulons être Maîtres chez nous. Vive la république libre du Québec! », a conclu monsieur Laporte.

Le Réseau Cap sur l’indépendance rallie une trentaine d’organismes indépendantistes de la société civile québécoise.